
Nouvelle rubrique du Journal : chaque mois, ce qui arrive vraiment sur l'étal — et quoi en faire sans se compliquer la vie. On commence par août, le mois où les cagettes débordent.
Le plein été des maraîchers
C'est le mois généreux : tomates de plein champ, courgettes, aubergines, melons, pêches et premiers poivrons arrivent des maraîchers du secteur — de Fayet et de la SICA du Caroux, du côté de Bédarieux — au rythme des cueillettes. Le principe de la maison ne change pas : ce qui est là est de saison, ce qui n'est pas là attendra son tour.
Fromages : l'été des chèvres
En août, le chèvre du GAEC de Lauroux est en pleine forme — frais, il se marie à tout ce qui sort du jardin. Côté brebis, c'est la fin de saison de traite : place aux tommes affinées de la Part du Loup et des Bergers du Larzac, plus profondes, parfaites au plateau. Le Vieux Berger, lui, ne prend pas de vacances.
L'apéro d'août
Les bières bio des brasseries de la Jonte et de Camplong au frais, un rosé ou un blanc du domaine des Yeuses, la saucisse sèche de la Fermière de Sylvanès en tranches épaisses, un melon. Sur la terrasse de Ceilhes, face à la montagne, ou à la table de Cénomes le vendredi soir — l'apéritif est une institution locale, on ne va pas s'en excuser.
Trois idées sans recette
Tomates, chèvre frais, miel. Tomates en quartiers, chèvre frais de Lauroux émietté, filet de miel de châtaignier, huile d'olive, poivre. Cinq minutes.
Melon, saucisse sèche. Le sucré-salé le plus court du monde : melon bien mûr, tranches épaisses de saucisse sèche. Rien d'autre.
Rubans de courgettes au brebis. Courgettes crues en rubans à l'économe, copeaux de tomme de brebis, huile d'olive, citron si vous en avez. Croquant, frais, prêt avant que l'eau des pâtes ne bouille.